Un nouvel œuf Kinder qui ne laisse pas indifférent ! (1/2)
Par quintessens le 04 août 2009, - sous un certain angle - Lien permanent
Ayant écrit sur l’Œuf Coque
Milka qui bousculait un peu les pratiques de dégustation des /œufs en chocolat/,
nous ne pouvions qu’être interpelés par cet objet ovoïde arrivé dans les rayons
cet été.
Si d’un point de vue
sémiotique l’objet est intéressant, nous avons également été surpris de
constater que les consommateurs ont des réactions très marquées concernant ce « nouveau »
produit signé Kinder. La publicité pour le produit est également à elle seule d’un
intérêt certain…
Premier volet aujourd’hui : découverte du produit et stéréotype de genre.
Novation destinée à booster un marché de la
confiserie en baisse pendant l’été selon le Directeur Général de Ferrero France,
cet œuf a pour nous surtout l’avantage de pallier les défauts d’un Kinder
Surprise qui fond quand le soleil donne, enduisant les doigts de nos enfants
chéris d’un chocolat qu’ils tartineront finalement sur la serviette de plage ou
sur les sièges du nouveau crossover de la famille…
Toujours
un œuf surprise, la dinette en plus

Là où l’œuf Coque de Milka marquait sa différence avec
Kinder Surprise en proposant de « jouer à manger », Kinder Joy va, à
son niveau, réaliser les deux : non seulement on déguste le produit avec
une cuiller, mais en plus l’indétrônable surprise est toujours au rendez-vous.
Même si la mimétique entre la dégustation d’un « vrai » œuf que
proposait Milka disparait quelque peu ici, la dinette est bien présente.
Un
jouet qui fait l’identité ?
Le spot débute sur une fille que l’on va, dans la mise scène, associer
à la mère. Toutes deux sont « à la maison » ou à proximité immédiate du
foyer tandis que les /hommes/ sont eux plus éloignés, dans le monde /extérieur/.
Découverte du produit par les deux enfants, on voit subrepticement le garçon planter
sa cuiller dans le produit mais c’est sur la fille qu’est mis l’accent de la
dégustation : la dinette, c’est pour elle. Quand les deux enfants se
partagent le même œuf, c’est le garçon qui a le jouet. C’est également le
garçon qui gesticule, debout, autour d’une petite fille assise dans le sable et
qui, si on regarde à nouveau le spot, l’est toujours. Le /dynamisme/ est pour
le garçon, le /statisme/ pour la fille.
La question que nous nous posons est de
savoir si tout cela est intentionnel ou si les stéréotypes sont tellement
ancrés dans notre inconscient que même les scénaristes y succombent sans s’en
apercevoir… Pour tenter d'y répondre, nous consacrerons à la rentrée un article sur ce sujet
(gender marketing et représentations sexuées dans la publicité pour enfants).
Nous n’avons pas fini de parler de cet œuf
Kinder Joy. Demain, petit focus sur la levée de boucliers des consommateurs qui
interprètent l’absence estivale du Kinder Surprise de leurs rayons comme une
disparation définitive. Et bien sûr, décryptage du pourquoi de cette
interprétation 
Sujet préparé par Kévin Poissonnier

Commentaires
Une fois de plus tu partages avec nous un super article. Toutes mes felicitations.
J'aimerai avoir plus d'informations sur ce theme. Ou pourrais je en trouver s'il vous plait.